Choisissez un vin 100 % bon, autochtone et toscan. Parole de Ranuccio Neri.

ENTRETIEN AVEC RANUCCIO NERI

Qui est Ranuccio Neri ?

Je suis né à Siena en 1966, où j’ai grandi et suivi ma scolarité jusqu’au baccalauréat scientifique, obtenu en 1984.

Quelle formation avez-vous suivie après l’école ?

J’ai obtenu la  Maîtrise en sciences agronomiques avec mention très bien, spécialité viticulture et œnologie, à l’UCSC de Piacenza, avec un mémoire sur le Sangiovese réalisé à l’Institut de viticulture du professeur Mario Fregoni.

J’ai travaillé comme consultant indépendant dans plusieurs domaines viticoles, notamment Nipozzano de Frescobaldi et Castello di Ama, tout en travaillant dans l’exploitation familiale de Campriano.

En 1995-1996, je suis allé en Californie grâce à une bourse d’études à l’UC de Davis, puis j’y ai effectué un stage à la Gallo Winery.

J’ai achevé ma formation technique à l’Université de Bordeaux grâce aux cours de vinification dispensés par le professeur Gilles de Revel.

Quattro bottiglie di vino su uno scaffale, con tappi neri, verdi e rossi ed etichette bianche.
Tre bottiglie di vino su un tavolo all'aperto con uno sfondo sfocato di vigneti verdi.

Quand avez-vous commencé à travailler à Campriano, l’exploitation familiale située dans la commune de Murlo ?

Pendant mes études universitaires, j’ai travaillé pendant les vendanges, puis j’ai commencé à travailler à temps plein en 1994, année où nous avons créé, avec mon père Achille, la marque Campriano et lancé la commercialisation des produits.

Quels choix techniques avez-vous faits pour les vins et les produits de Campriano ?

J’ai choisi de renouveler le vignoble en conservant les cépages autochtones et traditionnels de Toscane (Sangiovese, Canaiolo, Ciliegiolo, Malvasia del Chianti, Trebbiano Toscano), en réduisant les rendements et en cherchant à produire des vins faciles à boire et adaptés à la cuisine de la région.



À la cave, j’ai cherché à améliorer la propreté et la maîtrise des fermentations, afin d’obtenir des vins plus élégants que puissants, en accord avec les caractéristiques de notre terroir et de notre climat.

Comment est née l’idée d’ouvrir un restaurant, et comment est né « Amici di Campriano » ?

En 2004, j’ai ouvert le restaurant du domaine sur réservation et, en 2006, j’en ai pris directement la gestion.

En 2012, j’ai ouvert une boutique de vente directe des produits à Monteroni d’Arbia.


En 2018, j’ai « fusionné » ces deux activités en créant une boutique avec bar et cuisine à Buonconvento, où le vin et la cuisine devaient être au cœur du concept, aux côtés des produits d’autres agriculteurs de la région, les « Amici di Campriano ».

Pourquoi « Amici », et quelle offre proposez-vous à ceux qui viennent vous rendre visite ?

L’amitié est un thème qui me tient particulièrement à cœur : la table et le vin sont des moyens de partager du temps ensemble. Beaucoup de personnes qui travaillent dans le monde du vin sont aussi des clients réguliers de l’établissement.  


La cuisine est ouverte le midi (12 h 00 - 15 h 00) et accueille généralement les personnes qui travaillent et circulent le long de la SS2 Cassia. Nous avons cherché à créer un cadre accueillant, idéal pour une pause ou un déjeuner d’affaires. Le bar-boutique ouvre dès 7 h 00 et permet d’acheter les produits de l’exploitation ainsi que ceux de producteurs voisins.

Ceux qui déjeunent chez nous peuvent goûter nos vins, qu’ils achètent souvent ensuite, séduits par leur accord avec une cuisine simple et sans prétention.


Mon modèle s’inspirait un peu de celui des « routiers » français, avec un menu qui change chaque jour et des plats simples, fidèles à la tradition. Dans les deux salles et sur la terrasse extérieure, nous proposons, selon l’espace disponible, des tables séparées ou partagées. 

Due bottiglie di vino rosso accanto a una cassa di legno Campriano, con foglie di vite all'aperto.

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